La Réunion, une île, un monde gourmand

Le dépaysement est garanti dès votre premier repas à La Réunion !

 Vous découvrirez dans votre assiette le résultat de trois siècles de métissage. Dans une île-carrefour, la cuisine est forcément une addition de traditions, d’apports successifs, de mélanges originaux. Comment pourrait-il en être autrement, sur une terre à la fois française, africaine, indienne, chinoise... La cuisine créole réunionnaise ne ressemble à aucune autre.


Les influences indiennes et chinoises y sont très marquées. La cabri massalé (viande de chevreau cuite dans un mélange d’épices) ou les shop-suey et autres riz cantonais ont d’ailleurs été adoptés par tous les Réunionnais, quelle que soit leur origine.


Le plat le plus typique est le cari : une assiette copieusement garnie de riz blanc, une louche de haricots ou de pois (les grains) et une pointe d’un condiment plus ou moins pimentée (le rougail) en constituent la base. Elle s’imprègne bientôt d’un ragoût parfumé de viande, de poisson ou de crustacés, mijoté avec de l’ail, des oignons, du gingembre, du girofle, du curcuma et d’autres épices locales.
Dès vos premiers pas sur l’île, vous apprendrez à déjouer les pièges locaux du vocabulaire gourmand : le cari, le plat, n’a rien à voir avec le curry, le mélange d’épices. Mais on sert d’excellents caris de poisson parfumés au curry ! Et le rougail saucisses est un cari de saucisses fumées, à distinguer du condiment présent sur toutes les tables.


Pimentée, la cuisine réunionnaise ? Oui, bien sûr. Mais les restaurants savent doser la force de leurs préparations pour ne pas enflammer les palais peu habitués au « piment-zoiseau » et autre « piment-cabri » !


La cuisine traditionnelle se prépare sur un peu de bois, qui lui confère un délicieux parfum. Elle est également très équilibrée, pour proposer dans une seule assiette du riz, des brèdes (jeunes feuilles de diverses plantes, cuites), des haricots et des protéines. Les diététiciens la recommandent dans les cantines scolaires !


La généreuse nature réunionnaise donne aux cuisiniers une matière première illimitée, souvent originale : vous ne résisterez pas à tester le cari de bichiques, alevins minuscules pêchés à l’embouchure des rivières.


Et pour clore un repas créole digne de ce nom, vous ne refuserez pas de siroter, avec modération », un verre de rhum arrangé. Cette préparation typique —chaque Réunionnais détient ses secrets de fabrication — consiste à faire macérer pendant plusieurs mois divers ingrédients (vanille, cannelle, herbes aromatiques ou fruits, tels que letchis, ananas, mangues…) dans du rhum. Vos papilles s’en souviendront !

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